Vue en cours : Accueil Les archives nationales Emigration en Russie en 1817

La carte des demandes de passeports émanant des localités citées dans les états de demandes de passeport établie par Camille Maire dans son article " Les débuts de l'émigration lorraine au XIXe siècle. 1817 : La Pologne russe " m'a surpris par la sélectivité des lieux et le peu de demandes.

Beaucoup de communes et de demandes semblaient être omises. Aussi, j'ai consulté aux archives nationales à Paris la série F/7/6138/8. J'ai ainsi repris ci-dessous les termes des demandes les plus précises et émouvantes de l'actuel arrondissement de Sarreguemines.

Une synth√®se de ce travail peut-√™tre envisag√©e. Mais, il convient de signaler d√©j√† les √©tudes effectu√©es par Andr√© Gain dans " La Lorraine Allemande foyer d'√©migration au d√©but du XIXe si√®cle " et de Jean Philippe Chaumont dans "G√©n√©alogie Lorraine N¬į 93".

On peut trouver une version imprim√©e en partie de ce texte dans le bulletin de liaison N¬į 4 de Memo Lotharingae (Sarrebourg) et Breidenbach un √©ph√©m√®re chef-lieu de canton... et Olsberg son annexe.

L'EMIGRATION EN RUSSIE EN 1816 ET 1817 AUX CONFINS DE LA LORRAINE GERMANOPHONE (F/7/6138/8)

Lettre du préfet au Ministre de la Police du 4/2/1817 " individus de l'arrondissement de Sarreguemines qui sollicitent des passeports pour la Russie... une émigration considérable se prépare. Tous les jours, je reçois de nouvelles demandes... "

4/2/1817 48 demandes dont 11 de Goetzenbr√ľck

A remarquer que les lettres de ces habitants sont identiques

Fran√ßois Bollet, journalier de Siersthal, pour voyager √† Varsovie et sa femme et deux enfants... vu la grande Misaire qui existe dans nos environs et nayant de quoi √† Nourire nos familles o√Ļ aucune Resource... " 29/1/1817

Pierre Ourgarquest " ... chereté des denrées " 29/1/1817

Joseph Nicklaus de Lemberg " veut profiter des avantages que offre Sa Majesté l'Empereur de toutes les Russes aux habitants de ce contrées qui veulent faire partie de cette colonie " 27/1/1817

Nicolas Schneider, 48 ans, journalier de Hottviller, son √©pouse et quatre enfants " ... pour lesquels il doit chercher et procurer la nourriture et l'entretien et ne savant o√Ļ la prendre √† cause de ce que tout ce qui doit servir √† l'entretien et √† la nourriture de l'homme est trop cher, ainsi qu'il n'est plus d'en acheter pour nourir sa pauvre famille. Si il voudroit demander des a√Ľmones, il n'en auroit point parce que cette cheret√© est pour tout le Royaume, le v√īle au contraire est d√©fendu par toutes les lois. Outre cela il lui est impossible de planter parcequ'il n'a point de biens, il n'a m√™me pas un sol fonci√®re... " 28/1/1817

Jacob Kremer, manoeuvre à Guebenhouse " même n'a auqune habitation ou il pouroit Seloger, que les ouvrages champêtres sont dans Semoment Sy médiocre quil Setrouve sans ouvrage... " 30/1/1817

Jean Georges Schneider, journalier de Rilching " ... qu'il na auqu'une fortune, ny bien fond, qu'une simple chaumiere, trois jours de terre et environ une fauchée de prés, lesquelles se trouve présentement insuffisant pour payer les dettes qu'il a contracté... d'aller habiter son Empire... améliorer le sort aux opprimée qui désire se livrer aux travaux de la culture... " 30/1/1817

Nicolas Koechenbraut, manoeuvre à Rilching " ... de jour à autre, il sans déperir ses forces et faculté... se trouve Maintenant sans travail, Sans fortune... " 30/1/1817

Henri Veber, tailleur d'habits de Rilching (Sarrelibre) " S.M. l'Empereur de toutes les Russies avoit promis aux étrangers porteurs de certificats de bonne conduite et que l'indigence... des moyens d'exister et de bosn privilèges... " 29/1/1817

Louis Kurtz, maçon, Jean Adam Mathis cordonnier, Jean Adam Nakase, scieur de long, Antoine Vernette scieur de long, Johann Steffan journalier et Nicolas Schreiner cloutier de Farschviller " ... Calamités qu'ils ont essuyés dans la trop acharnée et horible guerre... les ont reduits dans une indigence absolue... " 29/1/1817

Jean Schvalb, journalier de Montbronn " Je vous supplie de maccorder un passeport " 29/1/1817

Lettre de Paris du 13/1/1817 adressée au Ministre "... Ils persistent dans leurs résolutions. Ils résistent même aux propositions que Votre Excellence a bien voulu leur faire en leur offrant de les occuper dans la Charente inférieur... Monsieur le Préfet de la Moselle... observe que ce sont autant de mauvais sujets, fainéants, enclins au desordre et que la france par conséquant n'aura point à regretter... l'autorisation ne peut être refusé... "

Lettre du Ministre au préfet du 17/12/1816 " ... est-il vrai que les hommes de cette classe ne puissent trouver d'occupation dans vos contrées ? Pourquoi... ne cherchent-ils pas dans quelque autre partie du Royaume... je veux leur offrir... en charente inférieur. Je payerai leurs frais de route et après leur arrivée je les ferai travailler sur mes propriétés... "

Lettre du préfet du 21/11/1816 " Monsieur le Sous-préfet de Sarreguemines leur a fait toutes les remontrances propres à les détourner de leur projet... "

10/1816 10 demandes de Soucht

11/1816 8 demandes du canton de Rohrbach

Lettre du préfet du 20/1/1817 " ... le grand nombre de demandes que j'ai reçues me font soupçonner que les individus qui les ont présentées sont debauchées par quelques Emissaires peut être nés dans le pays. Il y a près de trente ans qu'une pareille émigration a eu lieu et elle a été sur le point de se renouveller en 1810 "

22/1/1817 14 demandes faisant 42 personnes

Jean Muller, tuilier à Walschbronn, 9 personnes " depuis plusieurs années, il ne trouve plus à travailler de son mètier, vu que l'on ne batis plus rien, ce qui fait qu'il s'est tellement endettes qu'il ne sais plus ou donner de la tête... " 17/1/1817

Nicolas Pierre, journalier à Guebenhouse " ...voulant aitre le Pere et le Protecteur aux Pauvres qui se trouve sans fortune, sans propriété et sans moyens de subsistance, il leurs promet des propriétés pour les metre à même de travailler et de se livrer au grand ars de la culture... " 16/1/1817

Jean Michel Thines, manoeuvre de Farschviller " ... il faisait profession du metier de Serrurier mais il a été obligee dequitter cette profession faute d'ouvrages et de se rendre manoeuvre... " 16/1/1817

Jacques Daleme, journalier de Guebenhouse " ... se trouve présentement Sans ouvrages et Sans moyens de s'en procurer, occasionne entre eux une pénurie, disette et par la Sans moyens de Subsistance et en état de se procurer les Premières nécessité de la vie... procure les moyens de subsistance delors que les Particuliers Sont couverts de l'honneur Probitée et de bonne conduite... " 16/1/1817

Jean Schweitzer de Guenbenhouse " ... le nombre des Journaliers se trouvant dun Sy grand Nombres ils Setrouve les deux tiers Sans ouvrages... " 16/1/1817

Nicolas Freyermuth, laboureur de Hutting " ... que les grains ainsy que les autres vivres quelconque ont absolument manqué principalement les pommes de terre premier objet de nourriture aux pauvres gens... " 14/1/1817

André Veidman, maçon de Kalhausen " ... ayant déja consommé la majeure partie de sa petite fortune de maniere qu'il lui reste que les yeux pour implorer la misère de sa famille... " 16/1/1817

Pierre Ackerman, maçon d'Hottviller " ... aller s'établir aux environs de Varsovie... " 8/1/1817

28/1/1817 281 personnes faisant 42 demandes

Jean Black tisserand de Walhouse " ... il a si peut de terre qu'il a pe√ģne r√©colt√© pour trois mois √† vivre, la pomme de terre principale nourriture du pauvre ouvrier et journalier a totalement manqu√© cette ann√©e au point que dans ce moment le maldre de ce pays faisant deux se veut dans le moment 24 francs et m√™me on commence √† vendre le maldre 30 francs... comment le pauvre en tissant peut il payer un louis d'or pour un maldre de pommes de terre... le maldre (de froment) se veut jusqu'√† 100 francs... le riche cultivateur qui a ass√©s de terre qui vous offre un louis pour ce qui en vaux 3 et 4... chercher fortune dans un autre climat... " 1/1817

Mathis Schaller, journalier de Bining " ... le pétitionnaire s'est deja trouvé dans la plus facheuse necessité... " 22/1/1817

Adam Mathy, menuisier de Waldhouse " ... ce moment cy une grande partie des menages de valthausen n'en nont plus a manger... " 17/1/1817

Frédéric Hoffmann, maçon à Waldhouse " ... un prix que de memoire d'hommel'on les a vendu a un pareil prix... " 17/1/1817

Jean Georges Black, tisserand de Waldhouse " ... ainsi que du bois pour cuire les pommes de terre, cet objet est egalement hors de prix... " 17/1/1817

Marc Klein, journalier de Waldhouse " ... tout a chacun s'est defait de ses porcques... lors qu'il s'agira d'en planter (les pommes de terre), la plus grande partie des habitants ne poura en planter ce qui fait présager pour cette annee un avenir encore plus malheureux, une partie des pommes de terre n'ont plus être ensemencées à cause du mauvais temps... d'en ramasser (du bois) dans la forêt ou d'abatre des branches, si vous etes attrapé vous avès à vous attendre à un rapport avec les frais vous en couterai de quoi faire vivre Sa famille de 3 et 4 mois... " 17/1/1817

Antoine Vagner, instituteur de Waldhouse " ... que comme instituteur, son traitement lui donne a pe√ģne √† vivre les mois d'Ecole d'hiver, Ensuitte l'Et√© il ne gagne rien... L'homme qui vie des biens faits du publique avec une famille comme la Sienne, la pomme de terre qui d'ordinaire fait la nourriture du Soir au matin du campagnard a egalement manqu√© cette ann√©e... cendre du mobilier pour avoir de l'argent... une Existence honete aussi veut-il en profiter et entreprendre avec sa famille le voyage jusqu'en Russie... " 15/1/1817

Pierre Black, tisserand de Waldhouse " ... qu'actuellement, il n'aura d'autres moyens a faire que d'aller mendier son pain de porte en porte et il poura parcourir 3 et 4 communes avant de pouvoir ramasser du pain pour la nourriture d'un jour... " 17/1/1817

Guillaume Schneider, cultivateur d'Hottviller " ... chercher son entretien et sa nourriture avec plus de facilité... " 20/1/1817

Andr√© Orlasky, tuilier de Schorbach " ... voir plus paisiblement dans la Pologne son pa√Ņ natal... " 21/1/1817

Mathieu Lemel, chartier de Breidenbach"toute fortune un cheval qu'il doit Encore En partie, avec lequel il labourait tant bien que mal le peut de Terre qu'il a, cette ann√©e n'a pu r√©colter du foin pour la nouriture de ce cheval, les Eaux lui ont enlev√©s ce qu'il avait Sur son pr√©, ce qui l'a oblig√©... se defair de son cheval avec perte, pour des pommes de terre... qui sont deja consomm√©s depuis plus de huit jours, avec sa famille compos√© d'une femme et quatre gar√ßons... sans grain pour du pain... il faut qu'il fasse le sacrifice de vendre quatre √† cinq arpans de terre pour se procurer un maltre du pa√Įs de froment... ce qui pourait faire la Nourriture peut √™tre de deux mois avec Sa famille... l'oblige de faire comme d'autres malheureux de sa commune de s'expatrier... en Russie vers Varsovie... " 24/1/1817

Jean Lemel le jeune, journalier de Breidenbach" ... et a eu bien des pe√ģnes mais point qui lui soit aussi Sensible que celle qu'il eprouve dans ce moment... ne pouvant donc plus vivre dans cette contr√©e... a une femme et quatre enfants... √† nourir tous les jour et n'a pas de quoi pour ce faire, a deja achet√© trois maldres de pommes de terre qui sont mang√©, n'en ayant r√©colt√© ass√© pour l'entretient de son mennage, maintenant ne sais ou en trouver a acheter, a moins de sacrifier un arpant de terre, cependant il faut vivre... le Bois objet d'une premi√®re n√©cesit√©, est √©galement hors de prix, ce qui fait que le malheureux campagnard s'expose a chercher a en couper en d√©lit, Sil est repris il lui en Coute ce qu'il aurait pay√© pour deux ou trois cordes... chercher fortune dans d'autres climats..." 24/1/1817

Jean Virtz, journalier de Breidenbach"n'a d'autres ressources que le travail de ses mains, vu que personne n'en emploi, la rareté du numeraire... aussi le pauvre journalier est a plaindre... a cependant tous les jours une femme et cinq enfants a Nourir... le maldre de pommes de terre qui est a peine pour la consommation de son menage pour trois semaines, Et le prix que l'on En demande ne peut le donner... de même pour tous ces objets de consommation, ainsi que du Bois pour cuire les pommes de terre, ce qui met le pauvre homme dans un Etat a ne donner de la tête, aller mandier son pain..." 24/01/1817

Jacob Schetzel, journalier de Breidenbach" ... a femme et huit enfants... le particulier qui est aisé qui en a a vendre vous offre le maldre (pommes de terre) pour un arpan de terre Et un maldre avec Sa grande famille est pour une semaine, d'après cela quoi faire ; le froment est egalement hors de prix quant lon parle dans ce moment d'en payer cent francs... il y a plus de six semaines qu'il na pas vu un morceau de pain dans sa maison, il se sauf souvent pour ne pas attendre les lamentations de ses enfants, la semaine dernière desespéré de voire sa position et les cris de faim de ses enfants a pense faire come d'autres pauvres qui se trouvent dans sa position, a quité dès le matin la maison sans dire ou il allait, a parcouru a Mandier sept communes Sans avoir pu ramasser la valeur d'une demy miche de pain, a recontré sur son trajet plus de cinquante malheureux qui cherchaient un morceau de pain... " 22/1/1817

Jean Adam, maçon de Breidenbach" l'ouvrier masson ne trouve plus à travailler dans cette contré, personne ne fait batir... a cependant femme et quatre enfants... en avoir un madre (de pommes de terre) sans vingt cinq ou trente francs en mains... l'on n'est pas honteux de vous demander en echange de ce maldre de pommes de terre un arpent de terre... l'on vous demandera deux arpans de terre pour un maldre de pommes de terre..." 22/1/1817

12/2/1817 Le pr√©fet de Metz au Ministre de la Police g√©n√©rale " ... cette √©migration devenant extr√©mement affligeant, le nombre de personnes qu'elle entra√ģne croit dans une progression inexplicable. Il est √† craindre que des communes enti√®res ne soient abandonn√©es et que les bras ny manquent absolument pour l'agriculture. Je viens d'√©crire aux mairies... pour dissuader cette foule de malheureux qui fuyant un malaise momentan√© et pr√™t √† finir pour aller trouver loin de leur patrie des maux certains et une infortune perp√©tuelle... "

291 personnes faisant 53 demandes

Jean Dillmann, journalier et propriétaire de Bining " ... pas capable de faire soutient lui même, sa femme et six enfans jusqu'à la moisson surquoy je suis force à prendre le chemin avec m'a pauvre famille pour allant a la Russie... " 4/2/1817

Pierre Guering, journalier d'Hottviller " ... parce qu'il est estropié... " 28/1/1817

6/1/1817 Lettre commune de trois familles (Marthé Jean, Catherine Mertz veuve Adam Schwartz et Nicolas Mertz de Sarreinsming)

1/2/1817 Même type de demande pour 5 personnes d'Hottviller et 4 de Woustviller

Daniel Baste de Breidenbach" ... pauvre malheureux journalier de Breidebach, qu'a femme et six enfants... pour toute fortune un arpent de terre, tous son savoir Etait le gain qu'il faisait de ses journées de travail et celui de Ses enfants, aujourd'hui que personne ne peut plus employer d'ouvrier, il se trouve avec Sa famille dans la plus grande détresse pour avoir un morceau de pain il faut qu'il parcoure cinq à six communes pour pouvoir ramasser pour la nourriture de sa famille, pour les pommes de terre il y a longtemps quil n'en a plus... le peu d'argent qu'il avait gagné et qu'il reservait pour acheter des pommes de terre, il a été obligé de l'Employer a des rapports forestier pour avoir ramassé du bois mort... " 26/1/1817

Jacques Heim, tailleur d'habits d'Hottviller " ... il prie donc avec une extrême instance l'autorité civil de lui accorder un passeport... puisse y parvenir sans que personne les pourroit empêcher pendant leur route... " 31/1/1817

31/1/1817 Lettre du maire de Bitche au sous-préfet " ... que l'on ne peut attribuer qu'à la misère publique qui est a son comble quand on voit les pommes de terre se vendre 22 à 44 francs les deux sacs... "

4/2/1817 Bach, maire de Rahling au sous-préfet " ... ces individus qui sont intentionnés à faire ce voyage peuvent etre mis en deux classes, dans la première sont ceux qui après s'etre endetté et avoir negligé de les payer... obligé de vendre le peu de Bien... les autres... ouvriers ou Journalliers sans occupation ou pour mieux dire des gens qui ne veullent pas Se donner à l'ouvrage... prix de la nourriture est d'une chereté Excessive quoi que ces personnes n'ont rien souffert des maux suite de la guerre : il se trouve dont que les uns et les autres Sont à charge de la commune et du gouvernement en hiver ils comettent des Delits a matière forestière et en Matière champêtre... pas en etat de les payer... ils s'imaginent etant arrivé en Russie avec quelques centaines de francs ils seront des Seigneurs... il est a craindre S'y on approuve à leur départ qu'ils croiront que c'est une punition que l'on veut leur infliger et pour cette raison ils seroient dans le cas de se porter à toutes sortes d'excès... c'est plutot un Bien qu'un mal pour la commune en les faisant expédier ausitot que faire ce peut... ". Ce qui ne l'empêche pas de signer le certificat de bonne conduite sous ces termes " bonne conduite et bonne moeurs... brave et honête citoyen... "

14/2/1817 336 individus faisant 62 demandes

31/1/1817 Felder, maire de Rohrbach au sous-préfet " ... Emigration qui est regardé comme inévitable ainsi que j'en ai deja fait connaitre ma crainte et notamment dans ma lettre du 19 novembre dernier... le Malheureux canton qui a été écrasé de toutes les maniéres, un temps des passages et logements des troupes... un cantonnement d'artillerie et de Soldats du train de qui les infortunés habitans Sont les esclaves... forcé de faire la cuisine aux Soldats... (faire) caserner ce cantonnement dans des villes... une autre cause... de cette contree de sol ingrat ne vivent que de pommes de terre et qu'ils se trouvent privé de la faculté de se procurer du Bois pour le cuire vu que les propriétaires de la Verrerie de Saint Louis ont accaparées toutes les coupes des environs... à fabriquer des cristaux de luxe à la Ruine du pays... "

2/2/1817 Baron de Vitzhum d'Egersberg d'Eschviller, maire de Volmunster au sous-pr√©fet " qu'il n'y a nul indice que ces gens sont instigu√©s par des emissaires n√©s et rentr√©s dans Nostre contr√©e mais que la R√©solution qu'ils ont prise paroit plutot etre l'effet de leur communications habituelles avec l'autre cot√© de notre fronti√®re, o√Ļ la voie publique assure avoir √©t√© r√©pandue en imprim√©s des avis vrai ou faux, sur des avantages marquants offert par le gouvernement Russe aux cultivateurs et artisans √©trangers... aucuns Biens ou ob√©r√©s de dettes, se trouvent dans une grande d√©tresse... ne fait que suivre aveuglement l'exemple donn√© par les premiers. G√©n√©ralement aucune personne ayant la moindre aisance ne pense √† quitter... ceux qui veulent partir ne sont aussi ni les plus laborieux ni les plus disciplin√©s sujets... refuse l'ouvrage offert par le Ministre de l'Int√©rieur en Charente inf√©rieur c'est qu'ils ne regardent cet emploi passager que comme une ressource pr√©caire... incapable d'entrer en Balance avec la fortune qu'ils s'attendent √† faire et pour eux et pour leurs familles par leur Etablissement dans la Pologne Russe... J'ai la satisfaction qu'aucun des habitants de la municipalit√© de Wolmunster se soir laiss√© s√©duire par cet illusions... "

5/2/1817 Maire de Montbronn sur le justificatif des solliciteurs " ... misère ou il est réduit par la suite d'un orage arrivé le cinq aout sur le territoire de cette commune, la prive de toutes ressources... "

2/1817 Des demandes sur une simple page

Antoine Boser, meunier à Grundviller " ... malgré tous les soins qui lui apportent de son industrie, se voit réduit a la plus grande indigence " 10/1/1817

14/2/1817 105 personnes faisant 21 demandes

François Thiriet d'Adelange, canton de Faulquemont " ... etre un pauvre indigent... se rendre à francfort et ensuite à Varsovie " 10/2/1817

1/4/1817 165 personnes faisant 34 demandes

Jean Lang, militaire pensionné de Breidenbach " ... estropié des mains ne peut presque pas s'en servir, son existance autre que sa pension de cent cinquante francs, qu'il a une femme et deux enfants a nourir tous les jours... le sel a triplé… aller mandier son pain, ce qu'il ne peut daileur il serait honteux pour un militaire qui a pension dele faire, il serait montre du doit, il aurait pu faire les fonctions de garde forestier ce qu'il a solicité à différentes reprise... " 13/3/1817

Henry Allendorff, tisserand d'Olsberg "... l'année 1816, on a tout a manqués, Particulièrement la pomme de terre, qui était la Seule ressources... d'un arpent de terre n'en ont tires la plus grande partie cinq, ou six Sacs, Et un particulier dans cinq arpens n'en a tirés que sept Sacs, Et une bonne partie a resté En terre, ne pouvant En être tirées à cause du mauvais temps... Et le pauvre homme depuis une quinzaine fouille la Terre pour les En tirer tous gellées pour en faire du pain..." 20/03/1817

Michel Thomas, laboureur de Hottviller " ... forcé de vendre ses boeufs et un grand veau pour lui acheter de la nourriture... " 14/3/1817

Jacob Kremer, maçon d'Olsberg " ... a servi aux armées de France l'expece de dix ans, de retour dans ses foyers depuis quatre ans, a son Rétour a trouvé son père décédé sans avoir laissé grande fortune, les mauvaises années qui se sont succedées ou faits que ny masson, ny journalier trouvait de quoi travailler pour gagner sa vie... ayant femme et deux enfants... toutes les terres du canton ont deja été fouillées ou il y avait des pommes de terre, pour en tirer... en terres qui sont gelées, Et pouries, Et cela pour faire du pain... " 20/03/1817

Joseph Peterofsky de Frauenberg " ... né en Pologne, qu'il desire retourner dans sa patrie... trouver les ressources qui lui manquent en france avec la famille Marenger Bernard cordonnier... " 25/3/1817

10/1/1817 268 personnes faisant 48 demandes

Adam Lostteter, journalier de Glasenberg " ... Je vois Bien qui est impossible vers le printemps pour vivre dans cet endroit... dans les endroits de Varchau... " 2/1/1817

Joseph Hetzel, journalier de Soucht " ... ne pouvant faire le m√©tier de fripon... son pa√Ņs natal qu'il quitte avec Regrais... " 27/10/1816

Paul Rohr, tobier de Gros-rederching " ... il lui reste plus que sa maison d'un valeur peut considérable... " 30/9/1816

Pierre Gaspard, régent d'école à Enchenberg " ... les grelles ayant Ruyné les Recoltes de la présente anne de Maniere quil ne Restent plus aucune Espèce de froment... " 17/11/1816

Joseph Verner, maçon de Breidenbach " ... entretenu une femme et trois enfants... a bien une petite maison et quelques arpans de terre qui ne lui produisent pas assé pour vivre... il y a des particuliers qui ont fait 2 et 3 sacs (de pommes de terre) dans un arpans ou les autres années en faisoient trente et quarante... ils payent dans ce moment la livre de sel, a un prix que les autres fois ils peuvent se procurer deux et trois livres, le froment se vaut cent et cent vingt francs tandis que les autres fois ils avoient le maldre faisant trois cent cinquante livres pour un louis et trente francs... " 1/12/1816

Daniel Schouliard, sabotier de Breidenbach " ... est un pauvre diable qui n'a le moyen de S'acheter du bois... pour continuer Son métier... heureusement qu'il n'a point d'Enfants, il se trouve dans ce moment Sans pain, Et Sans pommes de terre, Et qui plus est, Sans argent... dans sa commune trois quart des habitans se trouvent dans sa position " 30/11/1816

Valentin Lemel, p√Ętre des porcs de Breidenbach " n'a d'autres Existences que Ses gages qui sont peu de choses, Et dans ce moment moins que jamais vu que tous le monde tue Ses porcques a cause de la raret√© des pommes de terre... toute sa fortune existe dans quatre arpans de mauvaises Terres, commant entretenir un menage avec femme et trois enfants... du froment, il a Egalement manqu√©, et cela depuis trois ann√©es de suite... S'il avait cent dix francs se croirait un homme riche... quitte une patrie a la qu'elle il est Sincerement attach√©... " 2/12/1816

Nicolas Meyer, journalier de Breidenbach " ... que faire pour vivre, aller faire le metier de voler, qu'il ne peut faire, il a cependant une femme et trois enfants... que couterons-t'elle dans deux et trois mois... les grains (de froment) rende presque moitié moins de farine que les autres années, il en est de toute espèce de grains de même, pour les avoines, orges et pois sont encore en partie dans les champs... quitte Sa patrie qu'il regraitera toujours... " 1/9/1816

Pierre Laporte, tisserand de Breidenbach "... tous le monde est dans la presse ne laisse plus rien faire vu la rareté de l'argent... une femme et trois enfants a entretenir... est sans maison... profiter de bonnes graces de sa Majesté l'empereur de toutes les Russies qui offre... existence honete, maison et Terres..." 1/9/1816

Nicolas Schopp, ferblantier de Breidenbach "Son metier ne va plus Surtout dans les Communes ruralles… Lase de rouler avec femme et Enfants au nombre de trois... S'est acheté une petite maison... qu'il doit Encore, c'est comme s'il n'en avoit point... veut tanter fortune..." 1/9/1816

Georges Schoendorff, maçon à Waldhouse " ... qu'il croyait pour payer avec ce qu'il pouvait maitre de coté sur le gain de Sa profession de Masson mais les mauvaises années qui ont succedées depuis qu'il habit cette commune ont fait qu'il S'est trompé dans Son calcules, Et au lieu de pouvoir metre de coté, a fait des dettes... " 12/9/1816

17/4/1817 254 personnes faisant 46 demandes

Jean Frishment, journalier de Volmunster " Qu'en fait le travail du journ√©s elles sont trop peu lucratives... qu'il s'est courb√© sous l'expoid des dettes... sa femme et trois enfants tout au B√Ęs √Ęge... "

4/4/1817 Le maire de Volmunster √† Jean Frishman " ... en vertu d'ordres sup√©rieurs... informations de la d√©l√©gation Russe √† Calsruhe du 11 f√©vrier 1817... pour qu'il soit parfaitement instruit... il n'aura... de S.M. l'Empereur de Russie aucune indemnit√© de route ni aucun moyens de subsistance a son arriv√©e mais qu'au contraire il sera ten√Ľ de se procurer √† ses propres frais tout ce dont il aura besoin pour son √©tablissement et qu'en cons√©quence il devra emporter avec lui en Russie au moins une fortune de 300 francs d'Allemagne... "

Pierre Foguel, cultivateur à Weiskirch " Qu'il est un petit cultivateur qui n'a l'année derniére rien récolté de trois arpens de terre qu'il avait planté en pommes de terre, en a tiré à peux pres un sac, pour des grains en a egalement put récolté, cependant a passé son hiver, mais asé malheureusement il avait cependant tous les jours une femme et trois enfants à nourrir pour ce faire, a fait des emprunts pour pouvoir acheter des alimans, maintenant n'a plus d'argent ni denrés pour vivre, ni pour mettre en terre, le moment est la ou lon doit semer les avoine, les pommes de terre et autres légumes, a frappés à différentes portes pour avoir de l'argent, n'en a point trouvé, a offert a vendre des pris du produit de trois voitures de foins, l'on n'a pas été honteux de lui en offrir neuf louis, et ce l'homme qui se montre les plus riche du pais... "

11/3/1817 Christophe Staupp, maçon à Weiskirch

" Qu'il n'est pas maçon a entreprendre des batimans à faire, mais travaille à la journé, comme depuis au dela de trois ans personne ne fait plus travailler, ce qui fait qu'il est obligé de vivre dans un état de pauvreté, ayant une femme et six enfans à nourir, naiant des terres en suffisance pour pouvoir planter son pain et les pommes de terre qu'il lui faut pour l'anné, avec cela ne gagnant rien de son metier, ce qui à fait quil se trouve dans un manque de tout qui nest pas adire jusqu'à présent a fait de maniere a n'avoir besoin de mandier, mais aujourd'hui ses ressources sont épuisé, et ne sait ou donner de la tête, les pommes de terre sont tros de prix pour un pauvre homme, il est de même de toutes espèces de grains, il ne parle pas de beure, grex, sel, bois et autres objets qu'il faut pour vivre, le tout est hors de prix... "

8/4/1817 Jean Hentz, tisserand de Volmunster " Que sa profession ne va pas depuis 2 à 3 ans, le chanvre a manqué dans ces environs, jointe a cela la rareté du numéraire, fait que... ne peut rien faire il faut cependant vivre, il a femme et trois enfants, sans autre existence que son metier qui ne va pas, il na encore herité de ses pere, et mere, et du coté de sa femme non plus, et du coté de sa femme il y a quatre ans que le feux a consume la maison et granche la récolte rentrée, na même pas echapé les bestiaux, cela fait d'un coté ni de l'autre du secour a attendre... il a encore a sa charge son beau-pere... "

8/4/1817 Jan Veimert, tisserand à Weiskirch " Que depuis plusieurs annes les tisserans ont bien peut a travailier, pour ainsi dire point du tout, le passage des troupes et fourniture que l'on a été obligé a faire, ont epuises les mennages... se trouve un tout malheur... composé de sept personnes à nourir... au pain l'on ose y penser... et sans argent que faut il faire, mourir de fin ou faire le metier de voleur, cest a quoi il ne peut se resoudre... "

8/4/1817 Antoine Geisler, charron à Weiskirch " Quil ne trouve point a travalier de son metier, faut de bois, et san argent pour en acheter, daileur le bois est a un tel prix qu'il n'est pas posible a un ouvrier de sa clase de s'en procurer, etant san fortune, san argent... cependant tous les jours une femme et sept garçons a nourir... l'on ne rencontre sur les routes et dans les villages que des mandians et sur le soir rentrent ches eux, leur sac arride en grande partie... "

8/4/1817 Anne Marie Weimert, veuve Jacob Hasenfratz de Weiskirch " ... si elle était morte depuis quelle sest souhaite la mort il y a longtemps qu'il ne serait plus en vie, car son etat de nuisance et de chagrin lont deja souvant portée au desepoir aussi sa triste situation l'oblige a suivre ses compatriotes en russie... supplie Monsieur le Préfet de vouloir protéger une malheureuse veuve avec six enfans et de lui accorder un passeport à l'étranger voulant aussi aller en russie et ferai justice "

Jean Kreps, ancien cultivateur de Volmunster " ... que le maleur la poursuivie au point quil a perdu ses 4 chevaux de sa voiture par les différents cours et convoies qu'il a été forcé de faire pendant les diférentes compagnes, ne voulant laisser ses terres incultes, rachete dautres chevaux che les juifs qui lui sont venus très cher... netant elevé a mandier... " 8/4/1817

Pierre Seivert, tailleur d'habits à Weiskirch " ... le passage des troupes depuis 3 ans a tellement ruine les familles... quant on parle de deux louis pour un maldre de pommes de terre et 112 francs pour un maldre de froment, qui est la fortune d'un homme en vendant touys ce qu'il a... " 8/4/1817

Conrad Hasselwander, menuisier à Volmunster " ... ne peut se procurer les planches come les autres fois... obligé de vendre tous les ans une à trois pièces de terre... jointe a cela l'anée 1816 ou tout en général a manquée a achevé sa ruine... " 8/4/1817

4/1817 Le sous-pr√©fet demande pour certains un certificat de paiement de leurs contributions (imp√īt) et dettes

Balthasar Forthoffer, journalier à Waldhouse " ... il a bien environ quatre arpent de terre a vendre, ne trouve pas a cause de la rarete de l'argent... " 9/3/1817

Jean Kramp, journalier à Waldhouse " l'on ne voit et ne rencontre dans les villages et Sur les routes que des hommes, femmes et Enfants qui mendient... " 17/2/1817

Pierre Foguel, cultivateur de Volmunster " ... a offert de vendre... produit de trois voitures de foins, l'on a pas été honteux de lui en ofrire 9 louis et ce que l'homme qui Se montre le plus riche du pais... l'Empereur de Russie offre a tous les etrangers qui desirent venir habiter dans ses Etats, maison, bestiaux et terres... " 4/1817

30/3/1817 Joseph Bilisqui, cordonnier, domicili√© depuis 18 ans √† Kalhausen retourne √† Varsovie d'o√Ļ il est natif

3 et 4/1817 Emigration depuis les cantons de Chateau Salins et Sarrebourg en Meurthe de plusieurs familles

5/4/1817 124 personnes faisant 24 demandes

Jean Michel, cordonnier à Walschbronn " ... na plus rien a travailler nayant plus les moyens de pouvoir acheter des cuires, ne Gangnant donc rien... pense faire le metier de contrebandier... aussi a fait come bien d'autres fit la contrebande en tabac, la chose lui reusie quelques fois, malheureusement il fut repris et qui lui couta beaucoup pour ne pas se voir emprisonne... " 3/1817

Michel Leichtman le jeune, journalier de Breidenbach "... naient qu'un cheval quil atelle avec celui de son voisin pour labourer nos terres... acheté à credit ne trouve plus, étant trop endetté, il a plusieurs rapports qui l'ont totalement ruinés, et cela des rapports injuste... a perdu plusieurs chevaux a force d'avoir été tourmantés pour les réquisitions, et convois militaires, ont a cela le mauvais fourage, il a deja vendu ses terres... ils sont tous les jours huit à table femme et six enfants..." 5/04/1817

Mathis Zahm, charetier de Breidenbach " quil est un homme malheureux au monde, tous ce quil entreprant ne lui réusie, il cultivait ses terres avec deux chevaux, il en a perdu depuis quatre ans cirque par les différents courses et convois aux armées, il en rachetait toujours dautres, et cela a credit, ce qui a accumulé ses dettes... reste encore quelques arpants de terre, et une ville baraque de maison... " 21/3/1817

Georges Veber, journalier de Breidenbach " ... a l'année derniere plante des pommes de terre, n'en a pas tiré dix sacs, le reste a été noies en terre, en a acheté deux maldres a crédit... a femme et trois enfants... tombé dans les forets plus de cent arbres, en tous temps il etait permis d'en prendre les branchages, mais depuis deux ans, tous les fortiers en dispose a son profit... " 21/03/1817

Chrétien Behr, journalier de Breidenbach "... journalier qui n'a rien que le travail de ses mains... une femme et deux enfants, ne gagnant point de journée, rien ensemance, par consequant rien récolté, ne sachant a l'hotone ou donner de la tête...a pensé vendre sa maison... ce qu'il a fait... de vingt louis qu'il avait tiré de sa maison, il acheta effectivement quelques maldres de seigle, et de pommes de terre qui aujourd'hui sont mangés..." 21/03/1817

Paul Glock, journalier de Breidenbach "personne ne peut plus faire travailler... une femme et deux enfants..." 21/03/1817

Pierre Fousse, maçon de Breidenbach "pouvait tous les ans mettre de Coté pour acheter une pièce de terre... obligé de révendre pour pouvoir se tirer d'affaire... faire des dettes... une femme et cinq enfants..." 21/03/1817

Pierre Goldschmit, chartier de Walschbronn " ... est le dixieme, sans pain, san la moindre espece de nouriture... il avait encore un cheval avec lequel faisait des voitures, les mauvais fourage que l'on a recolte cette anne la fait perir, joint a cela la fatigue, les rapports quil a eprouvé cette anne ont achevé de le ruiner... " 3/1817

Jacob Elder, bonnetier de Walschbronn " ... comtant mieux faire ses affaires vin sétablir en celle de Valsbronnen... effectivement les premières annés il gagne son pain, mais depuis que l'administration a quitte son travail a commencé a diminuer et a décliné de jour en jour au point que depuis quelques années il ne faisait plus rien du tout, tous son avoir étant un arpent de terre... " 3/1817

18/2/1817 112 demandes faisant 376 personnes

6/2/1817 Le juge Lauer de Volmunster au sous-préfet " ... debauchés pour quelques émissaires, je n'ai rien pu decouvrir a ce sujet... majeure partie de ceux qui demandent à quitter la france ne sont pas les meilleurs Sujets et que les communes seraient Bien aise d'en etre Débarassés... "

Jean Mathy, journalier de Breidenbach " ... qu'il se trouve dans une position des plus facheuse, n'ayant point de maison a cherche a Sen batir une petite, à a cet Effet l'année derniere fait arracher les pierres et acheté le Bois nécessaire, a Employé pour Se faire le peut d'argent qu'il avait, Et Encore fait un amprunt, l'usage dans ces environs est de nourir les massons, charpentiers et autres ouvriers nécessaires à la batise d'une maison... cherche a vendre ses materiaux pour payer ce qu'il doit... femme et deux filles..." 22/02/1817

Chr√©tien Geisler, Henri Neu et Jean Megin d'Althorn " ...sont plus dans le cas de pouvoir vivre dans ce Malheureux hameaux o√Ļ ils habitens malgr√© toutes les peines et traveaux auxqu'ils s√Ņ donnant Jour et nuit et qu'√† la fin de leur premier traveaux il ne leur restes pas d'y pouvoir payer leur contribution... " 10/2/1817

Jean Pierre Thilmont, tisserand d'Eich " ... Reduit dans une indigence absolue et en point quil ne peut plus suffrir à leur entretien ni à leur subsistance... " 3/2/1817

Pierre Meguel, journalier de Rolving " ... marié a être malheureux en femmes, Et en tout... femme qui l'a toujours malade avec cinq petits Enfants... ce qui a achevé sa ruine... ne voulant se remarier resta chez lui... " 9/2/1817

Jean Bischoff, journalier de Rolving " ... a fouiller la terre pour en tirer les pommes de terre gellées et pourie pour En faire du pain, que doit t'on y attendre d'une pareille Nouriture, des Maladies condagieuses... " 9/2/1817

Pierre Behr, maréchal-ferrant d'Opperding " ... a la mort de Ses pere et Mere, comme l'ainé de six enfants et seul marié, on l'oblige à prendre tutelle de ses frères et soeures, Et de se rendre adjufdicataire de la Maison paternelle premier commencement qui furent l'objet de Sa ruine, il etait maréchal de Sa profession, fur a mesure quil rendait compte a l'un de Ses frères ou soeure, il voyait que ses affaires qu'il s'est vu forcé de vendre Sa maison a porte, Et des terres et n'est Encore au bout sa boutique de maréchal ne va plus, faute de moyen d'acheter du fer, Et du charbon de terre jointe ace la, les mauvaises années qui Se Sont succédés particulièrement l'année 1817... il S'est deja vu pleurer de faim avec Sa famille... Si le Gouvernement metait une tape raisonnable Sur tous les objets de consommation il n'y aurait pas tant d'Emigration, la plus grande partie demande a quitter par force majeure de ne trouver a vivre, il y aussi une bonne partie sur la parese Et la mauvaise conduite les portent a cela, ces derniers qu'ils partent, lui de classe des malheureux qui ont perdu leur bien, Sans avoir a qui atribuer la faute, qui sont d'honete malheureux... " 2/1817

Les demandes de passeport avec le nombre de personnes prévues par communes :

ALTHORN 2, 2, 2, 7

BETTVILLER 10, 8, ?

BINING 6, 6, 3

BLIESBRUCK 6, 8

BLIES EBERSING 7, 3

BREIDENBACH 7, 4, 4, 4, 5, 4, 8, 5, 5, 5, 5, 5, 2, 4, 6, 6, 7, 8, 6

ENCHENBERG 8, 6, 13, 6, 6, 4, 8, 6

EPPING 5, 5, 6, 9

ERCHING 6, 8, 8, 8, 3, 9, 7, 8

ETTING >3

FRAUENBERG 3, 8

GOETZENBRUCK 3, 4, 5, ?, ?, ?, ?, ?, 3, 1, 11, 8, 10, 7, 10, 5, 11, >3, 7, 2, 1, 1

GROS REDERCHING 6, ?, ?, 4, 1

GRUNDVILLER 4, 4

GUEBENHOUSE 6, 2, 3, 2, 2, 2, 2, >3

GUISING 6, 4

HAMBACH 2, 6, 4, 5, 5, 6, 7, 8, 6

HASPELCHIEDT 3, 5, 4, 5, 4

HOELLING 6, 8, 7

HOLBACH 7, 4, 6, 4, 3, 6

HOTTVILLER 8, 7, 7, 6, 4, 7, 1, 5, 6

HUNDLING 4, 5, 9

KALHAUSEN 1, 7, 8, 6, 4

LEMBERG 4, 1

LOUPERSHOUSE 1, 3, >3, >3

MONTBRONN 3, 5, 7, 7, 7, 8, 6, 9, 5, 6, 5, 6, 7, 7, 10, 10

MOUTERHOUSE 5

NEUGRANGE 8

NEUNKIRCH 6

NOUSSEVILLER 7

OLSBERG 4, 1

OPPERDING 6, 3

PETIT REDERCHING 2, 2, 8, 9, 7, 3, 3, 5, 7, 6

RAHLING 6, 5

REYERSVILLER 8, 6, 5

RIMLING 8, 7, 8, 12, 8, 7, 7

ROHRBACH 1

ROLBING

ROTH 2, 6, 2

ROUHLING 1

SARREGUEMINES 4

SARREINSMING 2, 2, 2, 2

SCHMITTVILLER 7, 3, 3, 8

SCHORBACH 6, 3, 10, 4, 7, 5, 7, 12, 10, 8, 6, 3, 8

SCHWEIX 5, 5, 11, 1, 1, 4

SIERSTHAL 7, 6, 6, 8

SINGLING 6, 7

SOUCHT 5, 7, 6

URBACH 1

VOLMUNSTER 10, 5, 9, 5

WALDHOUSE 2, 8, 5, 2, 9, 5, 11, 5, 4, 7, 6, 5, 7

WALSCHBRONN 6, 2, 8, 10, 5, 11

WEISKIRCH 5, 8, 5, 7, 9, 2, 7

WELFERDING 3

WIESVILLER 5, 11, 6

WITTRING 1, 1, 9

WOELFLING 5, 5